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Selon l’OMS, le paludisme cause environ 610 000 décès par an dans le monde, la majorité survenant en Afrique et touchant principalement les enfants de moins de cinq ans. Pour réduire cette mortalité chez les plus jeunes, l’un des principaux enjeux est de garantir un accès plus rapide aux soins. Dans les formes graves, le traitement repose sur des injections intraveineuses ou intramusculaires réalisées dans des structures de santé parfois éloignées des zones rurales.

 

Une équipe de l’Institut de Chimie et Biochimie Moléculaires et Supramoléculaires (ICBMS ‒ CNRS / Lyon 1 Université / INSA Lyon / CPE Lyon) développe un nouveau mode d’administration du traitement sans injection, offrant la possibilité aux populations éloignées des centres médicaux d’être soignées plus rapidement. Leurs résultats, issus d’un essai clinique de phase 1, viennent de paraître dans la revue Scientific Reports.

Trois décennies de recherche sur le paludisme

 

 

L’équipe du Pr Stéphane Picot (Lyon 1 Université – Hospices Civils de Lyon), la Malaria Research Unit, implantée désormais au sein de l’ICBMS, développe depuis trente ans des travaux de recherche fondamentale et appliquée sur le paludisme. Ces recherches ont montré la capacité du parasite responsable du paludisme, Plasmodium, à déclencher de l’apoptose (mort cellulaire régulée) pour contrôler sa propre croissance. S’intéressant au neuropaludisme, une des formes les plus graves de la maladie, les scientifiques de l’ICBMS ont découvert que le parasite pouvait également induire l’apoptose des cellules endothéliales du cerveau des enfants atteints. Un essai clinique, mené au Mali, a montré qu’il
était possible de bloquer ce phénomène, et d’améliorer ainsi la survie des patients, en administrant un produit comme l’érythropoïétine (EPO).

 

 

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